26.01.2006
Résolution
Elle a connu des sommets de souffrance, Sibylle. Ce n'est pas la première fois. Ni la dernière, sans doute. Chaque fois pourtant, la douleur fraîche semble plus vive que celle qui a précédé. Et pourtant, elle sait bien, Sibylle, que tout va en s'estompant.
Mais là, elle est devant un choix. S'y complaire, s'y vautrer. S'en faire un joli petit costume qui lui donnera un air mystérieux… Et oublier que la vie est rose. Traîner partout son blues et sa tristesse. Seriner auprès de ses amis la rengaine du manque de ses bras, l'humiliation cuisante de mensonge et de la traîtrise. Se plaindre sans cesse et finir par ennuyer tout le monde.
Allons donc, est-ce bien sérieux ? Est-ce sa destinée ? Pourquoi s'enfermer dans le malheur quand on a du talent pour le bonheur ? Allez, du nerf, tourner la page. Demain !
21:45 Publié dans Pâleur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
Etrange douleur que celle qui accompagne le départ de ceux qui auraient dû ou qui auraient pu nous quitter avant, bien avant.
Après... Après, seulement... On s'interroge.
Après... Se pose la question de l'origine de la douleur.
Je me suis épuisé, se dit-on alors.
Epuisé à attendre.
Oui.
Ce n'est pas la séparation, ce n'est plus la séparation qui nous attriste, après.
C'est le temps perdu.
A attendre.
Après... Après, seulement.
Ecrit par : Peter | 27.01.2006
très joli ça "du talent pour le bonheur"... C'est justement comme ça que je vois sibylle, moi !
;-)
Ecrit par : sarah | 27.01.2006
La mer des sentiments est comme un livre ouvert... Y a qu'à tourner les plages...
Bisous
Mimi
Ecrit par : mimidup | 28.01.2006
"il n'y a plus d'après....
quand je te reverrai à st germain des près, ce ne sera plus toi, ce ne sera plus moi, il n'y a plus d'autre fois"
Sybille doit vivre sa vie au lieu de la laisser se consumer
le temps passe si vite
Ecrit par : salomé | 31.01.2006
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