30.09.2008

J'ai dit "oui"

Aïe! Tu vas m'rendre dingue, tu sais
A force d'être aussi belle
Mais continue tant qu't'y es

Continue, c'est l'bon plan
Moi j'voudrais te voir telle
Que t'es là en c'moment
Eternellement

Reste toujours comme ça
Si tu savais comme ça t'va
Reste toujours comme t'es là
Bouge pas

Je t'interdis de vieillir
Je t'interdis, t'entends
Me fais pas c'coup là
Me fais pas la blague de vieillir
Je t'interdis, t'entends
Si tu m'fais c'coup-là
J'te l'pardonnerai pas

Faut pas vieillir, même Elvis
S'en est pas bien tiré
T'as bien vu après son service

Surtout ne fais pas
D'geste inconsidéré
Ne touche à rien, crois-moi
Déconne pas !


Voilà, en substance, ce que Benoît a chanté a capella au Forum de Liège (Belgique), avec la complicité et l'accord de l'auteur de la chanson, Jacques Duvall, parolier talentueux, notamment, de Lio (Banana Split) et d'Alain Chamfort (Rendez-vous au Paradis, première chanson de la longue série qui suivra, sur un album dont les autres titres ont été écrits par... Serge Gainsbourg !).

http://www.jacquesduvall.net/

Ensuite... Il m'a demandée en mariage... Et j'ai dit "oui"... Effaçant tous les griefs, fiels et autres noirceurs postées ici quand nos amours étaient si difficiles.

Moralité : Ne jamais désespérer ;-)





14.03.2008

J'ai plongé...

... J'ai décidé de me lancer dans l'écriture de mon premier "roman"...

J'en ai le fil conducteur, les protagonistes, le cadre spatio-temporel...

A suivre :o)

06.02.2006

Tuer le prince ?

Il est revenu. C'était écrit. Prévisible. Tout le monde l'aurait parié. Sibylle avait dit Plus jamais ! Qu'il aille se faire foutre ! Cet idiot ne me mérite pas ! Qu'il retourne à ses peurs, ses frustrations… Sa femme. Et, surtout, qu'il me fiche la paix ! Je ne répondrai à aucun de ses messages. Ni courriels, ni sms, ni appels téléphoniques. Silence ! Tout ça avec rage, désespoir et points d'exclamation.

Et il est revenu. Envoyant des sms d'amour, de désespoir, des messages méchants et revanchards, parfois, histoire de la faire réagir. Elle a résisté… Un peu. Quand la provocation était trop grande. Elle a résisté. Si peu. Elle l'aime.

Elle l'aime, Sibylle. Et elle se laisse glisser à nouveau, avec langueur, dans ce doux besoin d'idéaliser. Elle l'aime, aussi "imparfait" soit-il. Elle a découvert quelques principes d'amour zen, Sibylle. Alors, elle s'y essaye. Pourquoi s'entêter à le décrire comme puéril, couard et égoïste ? Peut-on changer les autres ? N'est-ce pas vain et illusoire de le tenter ? Une maxime zen propose de chercher ce que l'on n'aime pas de soi-même dans l'autre. Et elle y songe, sans arrêt. Serait-elle, elle aussi, puérile, lâche et égoïste ?

Peu importe, en fait. Elle l'aime. Chaque instant passé en sa compagnie est délicieux de rires, de conversations chuchotées. Badines, sérieuses, philosophiques ou amoureuses. Chaque moment est magique. Et c'est ça aussi, être zen. Goûter, ici et maintenant, les joies de l'instant. Et s'il est magique au sens féerique du terme, elle ne se précipitera pas pour "tuer le prince", Sibylle. Elle aime tant se sentir fée dans ses bras !

14.01.2006

Lettre à l'amer

J'en crève ! Je ne pensais pas que ce serait si dur. Ne plus te voir, ne plus t'entendre, ne plus te serrer dans mes bras.

Mais crève, seulement ! Que crois-tu ? Que je vais te plaindre ? Te consoler ? Et tes bras, tu t'imagines qu'ils me manquent ? Va te faire foutre, salaud !

Je sais que c'est moi qui ai choisi. Je n'ai pas eu le courage de quitter ma famille. Je voulais donner une dernière chance à mon mariage. Essayer encore une fois. Je suis désolé, Sibylle. Je sais que tu dois être très déçue. Je ne voulais pas te faire de mal.

Oh non, bien sûr. Tu n'as pas songé un instant que tu pourrais me faire mal. Mentir, c'est pas grave ! Tricher non plus. Faire des promesses et ne pas les tenir… Quelle importance ?! De toute façon, ce qui compte, c'est toi, non ? C'est pas ce que te répétait sans cesse ta psy ? "Songez d'abord à vous. A ce qui est le mieux pour vous". Même ta femme est une victime de ton incapacité à choisir, à assumer l'inévitable renoncement de tout choix. Tant pis pour elle si elle aime être ton yo-yo. Moi j'ai coupé le fil !

Nous allons chez la psy un samedi sur deux. Ma femme fait beaucoup d'efforts et est très gentille avec moi. Pourtant, nos rapports ne décollent pas. Je pense sans cesse à toi. Les week-ends sont interminables et je m'ennuie.

Ouais ouais ouais… C'est ce que tu m'as seriné pendant plus de deux ans. Tu radotes ! Mais tu es bien retourné au domicile conjugal parce qu'ELLE te manquait, non ? Alors, vous reconstruisez une belle histoire sur les ruines fumantes de quinze années de "bonheur" ? De toute façon, je m'en fous. Grand bien vous fasse.

Ma seule consolation est de voir que les enfants sont redevenus calmes et souriants. Enfin, calmes… Façon de parler. Ils font des bêtises, bien sûr. Ce sont des petits garçons turbulents, mais si gentils. Ils sont ma fierté. Tu les aurais aimés si tu les avais connus.

Sans doute. Et alors ? Qu'est-ce que ça change ? Les filles, elles, ne me parlent jamais de toi. Elles ont trop peur de me voir pleurer. T'as été très léger sur ce coup-là aussi.

Et toi ? M'as-tu déjà oublié ? Pas un mot de toi, pas un sms, pas un courriel… Avec quelle facilité tu m'as rayé de ta vie ! M'as-tu seulement jamais aimé ?

Connard !

Je t'aimais, moi, Sibylle. Comme un fou. Le sais-tu seulement ? J'en crève de ne pas avoir de tes nouvelles. Mais je ne suis pas pressé de ne plus souffrir, je ne suis pas pressé de t'oublier.

Moi, je m'y emploie de toutes mes forces, à t'oublier. Si je ne retiens qu'une chose, c'est la leçon que tu m'as infligée : Ne jamais s'aveugler obstinément, ne pas idéaliser. Merci… Et ciao !